Le premier contact avec Big Apple peut être troublant. Images étrangement familières et sensation puissante d’être loin de chez soi. Si l’on s’y déplace pour la première fois avec l’espoir d’y croiser des opportunités professionnelles, l’ensemble s’accompagne d’une fébrilité particulière. C’est donc sur fond de sentiments mêlés, de buildings, de mouvement perpétuel et de bruits urbains, que l’expérience américaine a tenu ses promesses en donnant une nouvelle impulsion au parcours d’Anouchka.
 


The first contact with Big Apple can be disturbing. Images strangely familiar and powerful feeling to be far from home. If we move there for the first time with the hope of professional opportunities, that comes along with a particular excitement. So, it is on the background of mixed feelings, buildings, perpetual motion and urban noises, that the US experience has kept its promises and gave a new boost to Anouchka’s course.
French Touch
Au Sofitel, en écho à la ICFF, la French Design Connection s’est installée pour 4 jours dans le hall. Francesco Pirrello, organisateur, a confié à Clément Sauvoy le soin d’orchestrer cette troisième édition. Le journaliste et critique a réuni des objets et meubles témoignant d’une esthétique et d’un savoir-faire exigeants. Le choix du lieu ne doit rien au hasard : l’imposant building de verre et de pierre possède des liens ténus avec les arts décoratifs français. Sa rénovation a été confiée dans les années 2000 par le décorateur français, Pierre-Yves Rochon. Au coeur de ce chic parisien et « so french », les paravents d’Anouchka côtoient les tabourets Scrum de Servaire & Co, la coupe en bronze argenté de Pierre Gonalons, les vases de Pia Würstenberg, les Méandres de Jacques Jarrige… etc. Au coeur de ce hall prestigieux, ces 4 journées d’exposition offriront de précieuses occasions d’échanger avec les designers et artistes présents : confronter ses expériences, apprendre de celles des autres, formaliser des idées, évoquer la perspective de projets communs, peut-être même en poser les bases.

At Sofitel, in echo in the ICFF, French Design Connection settled down for 4 days in the hall. Francesco Pirrello, organizer, entrusted to Clément Sauvoy the care of orchestrating this third edition. The journalist and the critic combined objects and furniture testifying of an esthetics and a know-how demanding. The choice of the place is not by chance: the impressive stony and glass high rise possesses tenuous links with the French decorative arts. Its renovation was confided in the 2000s by the French decorator, Pierre-Yves Rochon. At the heart of this chic and « so french » Parisian decor, Anouchka’s folding screens go alongside to Scrum stools from Servaire and Co, Pierre Gonalons’s silvery bronze cup, Pia Würstenberg’s vases,  the Meandres of Jacques Jarrige. At the heart of this prestigious hall, these 4 days of exhibition will offer invaluable opportunities to exchange with the designers and artists: to confront his experiences, to learn of those others, to formalize ideas, to evoke the prospect of common projects, maybe even to put bases.
Valérie Goodman Gallery
Parmi les exposants, la franco-américaine Valérie Goodman présente un paravent créé par Jacques Jarrige, sculpteur et designer français. Valérie Goodman possède une galerie à Manhattan, sur l’Upper Est Side. Après avoir grandi à Paris, elle quitte la France pour venir s’installer à New-York à l’âge de 20 ans. Il y a 15 ans, elle retrouve l’univers de l’art décoratif français avec une galerie consacrée aux meubles français des années 1930-1950. En 2010, elle ouvre sa galerie, Valérie Goodman Gallery, un lieu dédié aux artistes et designers français contemporains. Cette élégante vitrine permet de promouvoir l’art décoratif français tout en favorisant les échanges avec les décorateurs, collectionneurs et institutions. « Notre objectif, c’est d’être une voix pour les artistes et de porter leurs préoccupations ».  Les américains sont sensibles aux créations françaises. « Les arts décoratifs français sont d’une richesse incroyable et ils l’ont toujours été. Mes clients américains trouvent dans ces objets et ces meubles une esthétique raffinée et ils apprécient réellement ce savoir-faire ».
La rencontre entre Valérie Goodman et Anouchka a lieu lundi. Dans le hall du Sofitel, les deux femmes partagent un moment privilégié, détaillent les lignes du paravent, feuillettent le catalogue de motifs. Lorsque Valérie Goodman décide de présenter son travail, Anouchka est à la fois honorée et impressionnée. Les paravents ne rentreront pas en France et éliront donc domicile à Manhattan.
Anouchka rentre avec le sentiment de la mission accomplie. Et la certitude, qu’à l’instar du tout récent succès du premier Maison et Objet aux Etats-Unis, cette expérience new-yorkaise montre une voie à emprunter : la french touch a de l’avenir outre-Atlantique.

Among the exhibitors, the french-american Valerie Goodman presents a screen created by Jacques Jarrige, french sculptor and designer . Valerie Goodman has a gallery in Manhattan, on the Upper East Side. After growing up in Paris, she left France to settle in New York at the age of 20 years. 15 years ago, the world of French decorative art came back to her with a gallery devoted to the French furniture of years 1930-1950. In 2010, she opened her gallery, Valerie Goodman Gallery that promotes French contemporary artists and designers. This elegant showcase encourages exchanges with decorators, collectors, institutions. « Our mission is to be a voice for the artists and their concerns. » American people are sensitive to French creations . » The French decorative arts are incredibly rich and they have always been. The clients find in these parts a French refined aesthetic sense and they really appreciate the know-how. » The meeting between Valerie Goodman and Anouchka takes place on monday. In Sofitel’s lobby, the two women share a privileged moment, detailling the screen’s lines, riffling through the pattern catalog. When Valerie Goodman decides to present her creation, Anouchka is both honored and intimidated. Folding screens won’t return to France, they will take up residence in Manhattan.

Anouchka returns with the feeling of the accomplished mission. And the certainty that – following the example of the quite recent success of first Maison & Objet in the US – this  experience in NYC shows a way to be borrowed: the french touch has some future in America.

cf.

ap-frenchdesignconnection-2015 (7)
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